Nos histoires

Marilyne Lachance

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Juin 2009. Les autres élèves de cinquième secondaire se réjouissent: l’année scolaire achève, le bal des finissants approche. Pas mois. Je viens tout juste d’apprendre que ma mère est atteinte du cancer du sein. Tout le monde réagit différement à ce genre de nouvelle. Vous connaissez la publicité où les gens en tombe de leurs chaises? Bien, ça n’a pas été mon cas parce que les mots n’avaient juste aucun sense. Du moins, pas plus que ceux de l’infirmière en soin palliatif après que ma mère ait rendu son dernier souffle: « C’est terminé!». On ne veut tout simplement pas y croire. Ma maman a toujours été là pour moi. Je ne peux pas croire qu’elle n’était pas à ma cérémonie de graduation quand j’ai terminé l’université. Je ne peux pas imaginer qu’elle ne sera pas à mon marriage, qu’elle ne verra pas ma première maison ou qu’elle ne tiendra jamais ses petits-enfants dans ses bras… elle qui en voulait tellement.
Le dimanche 6 octobre 2013, j’avais fait du bénévolat à la Course à la vie CIBC en matinée. À 3h45, le lundi 7 octobre, mon téléphone sonne. Ma mère avait fait une sévère réaction allergique à son nouveau traitement de chimio et y était presque restée. Jason et moi avons pris un taxi vers l’hôpital dès que j’ai raccroché. Elle est sortie quelques semaines plus tard. Hôpital, maison, hôpital, maison…hôpital. On la sent partir tranquillement.
Le 8 août 2014. Je suis en Ontario pour mon emploi d’été. Un message texte apparaît sur mon écran: « Appelle-moi dès que tu vois ce message». J’appelle Papa. Les métastases ont atteint la moelle épinière. Il n’y a plus rien à faire. Je prends un vole d’urgence vers Québec pour passer une dernière semaine à ses côtés pour discuter, blaguer, pleurer, jouer ses chansons préférées, tenir sa main… et l’entendre dire à quel point elle veut vivre.
17 août 2014 20:55 … « C’est terminé!» Non, Madame l’Infirmière: ce n’est que le début. L’Amour, le Courage et la Determination ne meurent jamais.

Jason Ellis

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La pationoire était pleine, comme d’habitude, mais je m’amusais beaucoup. Puis, j’ai reçu un appel de mon beau-père: ma mère était à l’hôpital pour ses poumons. Je lui ai parlé et je tremblais, non pas à cause du froid, mais parce que j’avais peur que ce soit quelque chose de plus grave. J’ai quitté la patinoire pour aller surveiller mes petites soeurs. Ma mère a passé la nuit dans un lit d’hôpital.
Quand ma mère est revenue, les choses avaient changées, mais je ne pouvais pas dire pourquoi. Je lui demandais si tout allait bien et elle me disait que oui. Une entraineuse sportive, une femme travaillante et l’incroyable mère de trois enfants n’était plus active. Je ne comprenais pas. Des mois ont passé et elle était excellent à nous protéger, mes soeurs et moi, de ce qui se passait vraiment.

Le 7 mai 2010, j’ai reçu un appel de mon beau-père. Ma mère était décédée, juste comme ça. Sans dire au revoir. Pas d’avertissement que les choses avaient empirées depuis son séjour à l’hôpital. Je venais de découvrir pourquoi elle était maintenant si passive. Elle se battait en silence contre un cancer du sein de stage 4. Ça m’a détruit jusqu’à ce que je réalise que je devais faire de mon mieux pour revenir sur le droit chemin. Je suis allé à Québec et j’y est terminé mes études. J’ai appris beaucoup à propos de la vie et comment certaines choses sont hors de notre control. J’ai aussi appris l’importance de savourer chaque minute avec les personnes que l’on aime. Je devais trouver de m’impliquer. C’est là que Futur Rose entre en jeu. Ce projet est en l’honneur de sa force et de sa détermination. La randonnée elle-même est un défi, mais n’est rien comparée à la bataille de ma mère pour protéger ses enfants contre sa rapide descente causée par le cancer.
Veuillez cliquer ici pour donner en toute sécurité à la Fondation canadienne du cancer du sein.

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